L'économie pour tous

chapitre entièrement consacré à la crise en ligne !!

Introduction

L'économie est partout, la presse nous en parle tous les jours à travers des termes tels que croissance, pouvoir d'achat, inégalités sociales, bourse, actions, CAC 40, avantages comparatifs et j'en passe! Bref des mots qui ne nous évoquent pas grand-chose et qui nous donnent envie de laisser ça aux spécialistes (ce qui, il faut le dire, ne les dérange pas vraiment).
 Pourtant l'économie est la base de la politique, beaucoup de personnes ont des idées très fortes en politique alors qu'ils ignorent les bases de l'économie, trouvez l'erreur...
Ce site a donc pour but de vous apprendre ces bases ainsi que certaines vérités incourtournables, nous verrons par la suite les sujets d'actualité qui soulèvent beaucoup de débats.
Nous allons commencer par voir quelques définitions

Organisation du site

Le site est possède plusieurs parties.
On commence d'abord par apprendre "Les Bases", CAD le minimum pour comprendre un peu le système.
On illustre ce que l'on a appris par des dossiers qui porte sur des grands problèmes et des sujets d'actualités.
Ensuite il a des fiches techniques, ce sont des sujets bien particuliers que je vous conseille de connaître content .
Après vous pouvez faire un tour sur le forum, pour poser des questions ou échanger vos idées.
Il y a également une catégorie ou je conseille certains livres, je vous invite à me communiquer les votres aussi content


News

Les États rentrent dans la finance - 21/11/2008

De plus en plus d'États créent des fonds pour pouvoir porter secours (mais aussi prendre des parts) aux entreprises.
La France à décidé de créer un fond de 20 milliards d'euros, un vrai retour de l'État dans l'économie.

Source : alternatives économiques



Les entreprises payent le prix de la crise - 21/11/2008

265 emplois supprimés chez Amora, 3550 chez peugeot. Les entreprises payent les conséquences de la crise :
La hausse des matières premières (ici les graines de moutardes) rendent difficile le maintien des emplois d’Amora (plus de détails : sur le site du point) La baisse de la consommation mondiale oblige Peugeot à baisser sa production, et donc à licencier des ouvriers.
(plus de détails : sur le site du point)

Source : Le point

La crise de 2008

Un nouveau chapitre entièrement consacré à la crise est sorti, il n'est pas encore complet mais la suite ne devrait pas tarder. Bonne lecture content

Le flirt avec la crise Part 2 - 28/10/2008

Après le discours de Nicolas Sarkozy à propos de la crise, voici celui de Ségolène Royal.
Je vous le met car, encore une fois, je le trouve assez pédagogique.
Les minutes qui m'intéressent sont de la 11ème à la fin, où elle reprend les différentes étapes de la crise des subprimes.

Décryptage des phrases à venir !

Quand la finance entraine l'économie dans sa chute

Pourquoi la crise financière, après avoir dévasté le monde banquaire, va très certainement mettre à mal notre économie ?
La raison principale est que l'économie est un circuit, et même un réseau, une toile ...

Voici un schéma qui résume bien l'ensemble, il vous donnera aussi une idée de la différence entre macro et micro-économie content

mecanisme


source : Le Monde

Le nobel de l'économie pour Paul Krugman

Le prix Nobel d'économie a été attribué lundi 13 octobre à l'Américain Paul Krugman, 55 ans, économiste, spécialiste des échanges commerciaux et éditorialiste du New York Times, très critique envers l'administration Bush. L'Académie royale suédoise des sciences a récompensé Paul Krugman pour "son analyse des modèles du commerce et la localisation de l'activité économique".

Il a mis au point une nouvelle théorie du commerce international intégrant des analyses disparates sur les échanges commerciaux et la géographie économique.

Né le 28 février 1953 à Long Island dans l’Etat de New York, Paul Krugman enseigne actuellement à l’Université de Princeton et depuis 2000 tient une tribune dans le New York Times.

Si quelqu'un a lu ses livres qu'il n'hésite pas à me contacter pour donner quelques détails content

Analyse de la situation actuelle

Voici une vidéo qui résume plutôt bien la situation et qui offre une bonne vision de l'avenir

Le plan français à 360 milliards d’euros - 14/10/2008

Le président de la république a annoncé que l’Etat se porterait garant de l’épargne des français en jouant le rôle de préteur aux banques en difficultés.
Donc si une banque avait du mal à rembourser à ses clients, l’Etat payera à sa place.
Le but de cette mesure est de redonner confiance à tout le monde.

Je vous rappelle que l’économie est un circuit et en temps de crise tout le monde « roule lentement » (c’est comme s’il y avait eu beaucoup d’accidents dernièrement).
L’Etat arrive et vous encourage à rouler plus vite en échange il assure votre véhicule contre les accidents. Vous vous sentez rassurés et la circulation est rétablie.

Voilà le but recherché, l’Etat nous encourage à ne pas vider ses comptes, ce qui rassure les banques, elles sont donc prêtes à donner des crédits (aux ménages et aux entreprises), les entreprises recommencent à faire des plans pour l’avenir, des projets, elles ont donc besoin de main d’œuvre qu’elles recrutent et paient avec un salaire, ce salaire est ensuite utilisé pour consommer ou pour placer en banque. La boucle est donc bouclée et l’économie est relancée.

Espérons juste que tout se passera comme il est prévu.

Ouais mais attends c’est bien beau ton histoire qui se finit bien, mais il sorte d’où ces 360 milliards d’euros ??

Quand on pense qu’il y a quelques mois on se demandait comment on allait trouver 1 milliard pour financer le RSA, et maintenant on sort 360 milliards du chapeau alors qu’on est en crise, ca peut choquer …
En fait les 320 milliards ne sont pas encore sortis, c’est une assurance, si les banques ne peuvent plus rembourser, alors on les utilisera et à ce moment là, on les empruntera … tout en creusant la dette …
Le but est de ne pas en arriver là ! Et que le simple fait de rassurer les gens rétablisse la confiance générale.

Pour ce qui est des 40 milliards restant, L’Etat va directement s’endetter pour les acheter. Mais le gouvernement considère que c’est un investissement, on prête de l’argent au banques quand ça va mal qu’elles nous rendront avec intérêts quand ça ira mieux (et c’est vrai que souvent le bon plan c’est d’acheter quand c’est pas cher et de revendre quand ça a remonté)

Le plan Paulson finalement accepté par le parlement américain - le 06/10/2008

La Chambre des représentants américains a approuvé vendredi, par 263 voix contre 171, le plan de 700 milliards de dollars élaboré par le secrétaire d'État au Trésor Henry Paulson et baptisé "Loi sur la stabilisation économique d'urgence de 2008". Un plan qui avait été rejeté en première lecture, le 29 septembre, par 228 voix contre 205. Le Sénat, pour sa part, avait adopté haut la main mercredi (74-25) le texte légèrement révisé sur le fond mais lourdement amendé par des ajouts divers pouvant satisfaire les élus récalcitrants.
Avec l'approbation par la Chambre, cette loi, qui donne des moyens historiques au Trésor américain pour intervenir sur le secteur financier, est entérinée par le Congrès, qui l'envoie sur le bureau de George W. Bush pour signature. Le président américain a salué l'adoption par la Chambre du plan Paulson et annoncé que le texte sera promulgué dans la soirée.

Objectif du plan : stabiliser le système financier en déroute, c'est-à-dire permettre de maintenir à flot les marchés du crédit et du crédit interbancaire, afin d'éviter que la crise financière ne plonge l'économie américaine dans une dépression. Il s'agit de donner à l'État les moyens et l'autorité de racheter les actifs dépréciés des institutions financières mises à mal par la crise des prêts immobiliers à risque, les "subprimes". Plus d'une douzaine de banques ont déjà fait faillite aux États-Unis.

Source : Lepoint

Voilà les américain ont finalement adopté ce plan si impopulaire pour le peuple. Ceux-ci se sentent trahis par ces banquiers qu'on sauve alors que ceux qui ont signé un "subprime" ne reverrons jamais leurs maisons.
Ce plan permettra quand même de relancer l'économie afin que celle-ci ne tombe dans une spirale infernale ...
IL faudra voir ensuite quelles seront les mesures prises pour ne plus qu'une crise comme celle-ci se reproduise ! Ce plan ne fait que sauver les meubles.

En Europe, malheuresement tous les pays agissent chacun de leurs côtés et la situation ne s'arrange pas vraiment. Le CAC 40 a perdu 8% aujourd'hui (une baisse qu'on a pas vue depuis sa création le 15 juin 1988). Et toute les bourse européennes affichent une baisse autour de 10 %...

Le flirt avec la crise - modifié le 01/10/2008

Voici le discours de Sarkozy à Toulon à propos de la crise internationale

C'est vrai que la vidéo est un peu longue, la partie la plus pédagogique est entre la 5ème et la 10ème minute. Donc si vous avez la flemme ne regardez que cette partie.
Décryptons un peu cette vidéo :
"C'est une crise sans précédent"

Ce n'est pas tout à fait vrai, la crise de 1929 a été bien plus grave.

"Des millions d'épargnants voient fondre leurs patrimoines, des millions de retraités qui ont cotisés à des fonds de pensions craignent pour leurs retraites"

Cette phrase montre bien que la crise est pour le moment principalement financière ! C'est à dire que c'est la bourse qui rencontre des difficultés et non l'économie (Voilà pourquoi vous avez peut-être l'impression de ne pas vraiment ressentir la crise).
Le problème c'est qu'une crise financière se poursuit souvent en crise économique ...

"La peur empêche d'entreprendre, la peur empêche de s'engager, quand on a peur on n'a pas de rêves, quand on a peur on ne se projette pas dans l'avenir, la peur est la principale menace qui pèse sur l'économie"

C'est quelque chose dont il faut être conscient : l'économie est un circuit, quand les gens deviennent trop prudent, ils ralentissent le circuit, donc l'économie ralentit.

"Dire la vérité aux Français, c'est leur dire que la crise n'est pas finie, que ses conséquences seront durables, que la France est trop engagée dans l'économie mondiale pour que l'on puisse penser un instant qu'elle pourrait être à l'abri des évènements qui sont en train de bouleverser le monde. Dire la vérité aux Français, c'est leur dire que la crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d'achat."

Oui la France est engagée sur le plan mondiale, c'est le principe de la mondialisation. Mais il ne faut pas perdre de vue que certaines banques françaises ont beaucoup perdus à cause de leurs achats, elles en sont responsables, il ne faut pas croire que tout est la faute des USA.

"Une certaine idée de la mondialisation s'achève avec la fin d'un capitalisme financier qui avait imposé sa logique à toute l'économie et avait contribué à la pervertir. L'idée de la toute puissance du marché qui ne devait être contrarié par aucune règle, par aucune intervention politique, était une idée folle. L'idée que les marchés ont toujours raison était une idée folle."

Si les paroles sont suivis de faits, c'est la fin d'une époque, celle du néolibéralisme qui prône une liberté totale du marché.
La crise des subprimes a souligner les défaillances d'un tel système, le gros problème étant que les hommes sont près à prendre des riques pour gagner beaucoup d'argent. C'est pourquoi il faut réguler les marchés.

"Pendant plusieurs décennies on a créé les conditions dans lesquelles l'industrie se trouvait soumise à la logique de la rentabilité financière à court terme. On a caché les risques toujours plus grands qu'on était obligé de prendre pour obtenir des rendements de plus en plus exorbitants. On a mis en place des systèmes de rémunération qui poussaient les opérateurs à prendre de plus en plus de risques inconsidérés. On a fait semblant de croire qu'en mutualisant les risques on les faisait disparaître."

Quand je dis que ce discours est pédagogique ... C'est exactement les problèmes actuels, les boursiers prennent des risques parce qu'ils veulent beaucoup d'argent le plus rapidement possible. Faudrais pas qu'ils se plaignent aprés quand ça leur revient dessus.

"On a laissé les banques spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier qui est de mobiliser l'épargne au profit du développement économique et d'analyser le risque du crédit. On a financé le spéculateur plutôt que l'entrepreneur. On a laissé sans aucun contrôle les agences de notation et les fonds spéculatifs. On a obligé les entreprises, les banques, les compagnies d'assurance à inscrire leurs actifs dans leurs comptes aux prix du marché qui montent et qui descendent au gré de la spéculation. On a soumis les banques à des règles comptables qui ne fournissent aucune garantie sur la bonne gestion des risques mais qui, en cas de crise, contribuent à aggraver la situation au lieu d'amortir le choc.
C'était une folie dont le prix se paie aujourd'hui !"


Oui, la bourse s'était transformer en casino où beaucoup plus de gens gagnait que perdait, car ce n'est pas que de l'échange.
Mettons nous en situation :
Vous travaillez pour votre entreprise, vous créez un bien ou un service.
L'entreprise revend ce bien (imaginons que ce soit un vélo) à un prix P.
Vous enlevez à ce prix votre salaire S ainsi que le cout de tout le matériel nécessaire C.
A la fin l'entreprise a gagné P - S - C.
Imaginons que votre salaire soit de 40 € pour les 2 heures que vous a pris la construction du vélo, que les pièces qui vous a permis de le fabriquer coutaient 40 € au total.
Il reste alors 20 € à l'entreprise. Elle va alors garder 5 € pour la R&D (Recherche et Developpement : pour concevoir de nouveaux vélos plus légers), 5 € à reverser dans les salaires et 10 € pour ses actionnaires.
Ces 10 € rentrent en bourse et profitent à quelqu'un qui avait de l'argent à placer dans l'entreprise, il a gagné de l'argent sur votre travail. Il ne faut quand même pas partir dans la caricature, c'est le principe de l'investissement, l'entreprise n'aurait jamais démarré si des actionnaires ou investisseurs n'avaient pas donné d'argent au départ, il est normal qu'ils soient rémunérés pour les risques qu'ils ont pris.

Mais il y a des fois où ça devient franchement n'importe quoi, où l'on achète des actions sans vraiment savoir ce que c'est mais comme elles marchent bien on se prive pas, où les spéculateurs achètent des actions pour les revendre quelques heures après, quand elles ont augmentées (qui peut appeler ça de l'investissement ??).
Voila pour plus de détails regardez la fiche sur la spéculation

Nouveautés du site - 11/09/2008

Voilà le site est enfin équipé d'un livre d'or qui marche, et d'un compteur de visiteurs (en bas de pages).
C'est enfin un site dynamique grace au PHP.
Par la suite, je compte faire un système de news et pourquoi pas un site communautaire, avec des membres qui pourraient proposer leurs dossiers et leurs news.
Voilà vous savez tout de mes projets content

Le Revenu de Solidarité Active (RSA) – 29/08/2008

Le RSA va s'étendre à toute la France très prochainement, Après des années de tests dans plusieurs départements.

Le principe de la loi est simple : les personnes qui touchent le RMI ou diverses allocations vont pouvoir travailler sans les perdre. En effet, jusqu'à présent, le problème etait simple :
Si je suis au RMI et que je touche une autre allocation pour un total de 400 € / mois. Trouver un boulot à temps partiel qui me rapporte 450 € / mois, ça vaut pas trop le cout.
Avec le RSA, c'est fini, on pourra continuer à toucher les 400 en meme temps que les 450, ce qui fait 850 € / mois. Ca vaut le coup de bosser content .

La réforme est bien accueillie par la droite mais aussi la gauche, car son financement proviendra d'une taxation de 1.1% des revenus du capital CAD les revenus de l'immobilier (si vous louez des apparts), les dividendes des actions (si vous êtes un boursier passioné), etc ...

Voilà pour une fois que les politiques sont d'accord, on espère sur ca donnera des bons résultat.

L'anniversaire du paquet fiscal – 20/08/2008

En ces temps difficile pour notre PIB, le paquet fiscal soulève pas mal de débat. Résumons les différents points de vue :


hmmm ... Au fait c'est quoi un plan de relance ??

Un plan de relance est un peu un investissement de l'État, il consiste souvent à augmenter les salaires afin de relancer la consommation, qui augmentent les ventes des entreprises.
Tout cela est censé relancer l'économie.

Pour le moment, il est assez difficile de dire qui a tort où raison. On peut cependant regarder le résultat actuel.

Le nombre d' heures supplémentaires a progressé de 40 %, ce qui est positif.
Mais cela provient en parti du fait que les entreprises déclarent plus les heures supplémentaires qu'avant, donc on sait pas bien quel est le chiffre exacte.

Les 600 millions perdus dans la réforme sur l'ISF ont été massivement réinvestit dans les PME.

La réforme comportait d'autre mesures (Bouclier fiscal, baisse des impôts sur la succession, défiscalisation du travail étudiant, contrôles des « parachutes dorés »), mais pour ces mesures, les analyses ne sont pas complètement finies.

Pour résume le tout, les résultat sont plutot positifs mais le problème qui fait débat n'est pas résolu : Est-ce que tout l'argent perdu (13,5 milliards d'€) en valait la peine ... Réponse dans quelques années.

Quelques news en vrac -13/07/2008

Une croissance de 2.2 % pour 2007

Alors que l'on prévoyais une croissance de 1.9 %, voilà qu'on se retrouve avec 2.2 % !! Cela ne vous évoque peut être pas grand chose mais cela représente 6 milliards d'euros.
Même si l'on peut discuter sur les bienfaits de la croissance, et qu'il faudrait vérifier si elle n'est pas une contrepartie à un creusement de la dette ou à une régression sociale, cela est une bonne nouvelle pour l'emploi.

L'emploi ? quel est le rapport entre l'emploi et la croissance ?

La croissance est souvent recherchée pour diminuer le chômage. En effet, une bonne croissance est le témoins d'une production globale qui augmente, et pour augmenter la production:

Or la productivité n'a pas tellement augmenté depuis 10 ans, l'emploi est donc le grand gagnant de cette croissance.

Pour le reste du monde, voici les scores :
Pays Croissance 2007
USA 2.2%
Chine 11.9%
Japon 2.1%
Allemagne 2.6%
Angleterre 3%
France 2.2%
Russie 8.1%
Inde 8.7
Brésil 5.4%

L'aide au développement recule en Europe

En 2007, l'aide au développement à regressé de 8.4 % en Europe et les mauvais élèves sont la France et le Royaume-Uni. Ceci éloigne l'Union Européene de son objectif : consacrer 0.7% de son PIB à l'aide au développement.
Certains experts s'inquiètent, car diminuer le bugdet solidarité au profit de celui consacré à la sécurité nous mène vers de grande instabilités.

les actionnaires gagnent de plus en plus

Les profits des sociétés vont de plus en plus vers les actionnaires, par les dividendes. Les sommes versées aux actionnaires ont dépassé cette année la part reservés aux investissements.

Pour simplifier, de nos jours ont consacre plus d'argent pour payer les actionnaires qu'à la recherche ou à la hausse des salaires. Cette tendance est dangereuse car elle creuse les inégalités : le travail est moins récompensé que le capital (on gagne plus à avoir de l'argent et devenir actionnaire qu'à travailler pour l'entreprise).
On tombe donc dans une situation ou l'argent rapporte de l'argent. Il faut faire attention à ce phénomène car la recherche et l'innovation, ainsi que la reconnaissance du travail sont indispensables à la bonne santé économique d'un pays.

La Hausse du pétrole ... encore ! 17/06/2008


La hausse du pétrole continue encore et encore ! Mais intéressons nous à la cause.

En réalité, cette hausse est due à 3 phénomènes :

1) La baisse du dollars :

Comme le cours est toujours donné en dollar, et que celui-ci ne cesse de baisser, les producteurs doivent vendre de plus en plus cher pour compenser cette baisse.
En effet, s'ils doivent acheter des produits en Europe, il leur faudra plus de dollars que par le passé.

2) L'envolée de la demande :

Si on regroupe la Chine et l'Inde, il y a 2.5 milliards d'habitants dont le niveau de vie augmente, qui achètent de plus en plus d'électroménager et de voitures ... Ils consomment donc de plus en plus de pétrole.
Logiquement, une augmentation de la demande sans variation de l'offre va faire augmenter les prix.

3) La spéculation :

Celle-là on en entend souvent parler ! Bien qu'elle soit difficile à évaluer précisément...

Mais en fait c'est quoi exactement la spéculation ?

La spéculation est le fait d'anticiper l'évolution du marché : acheter quand l'action va monter et vendre quand elle va descendre.
Ce qu'il se passe avec le pétrole, c'est que beaucoup de gens sont convaincus que le prix ne cessera de monter ; ces même personnes achètent donc beaucoup de barils pour les revendre plus tard.
Le pire, c'est que le phénomène s'auto-alimente : plus il y a de spéculation, plus le prix monte, plus les gens achètent en espérant qu'il va continuer son envolée.

On parle alors de bulle spéculative.

Le nom de bulle est très approprié car dedans ce n'est que de l'air, la demande est constituée de personnes qui achètent du pétrole juste pour le revendre plus tard, sans en avoir d'utilité immédiate. Quand les cours stagnerons ou baisserons, tout le monde va revendre et le prix du pétrole risque de chuter très rapidement : c'est l'éclatement de la bulle spéculative.

Reste à savoir quelle est la part de la spéculation dans la hausse totale, et ceci n'est pas simple à découvrir, car beaucoup d'experts sont en désaccord là-dessus.

La montée infernale du pétrole - 27/05/2008

Le pétrole ne cesse d’augmenter, tout le monde est touché. En effet, le pétrole est lié aux transports, sa hausse a donc une conséquence :



Intéressons nous aux marins pécheurs.

Commençons d’abord par éclaircir la situation :
Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, le gasoil est déjà détaxé pour cette profession, l’Etat propose en plus une aide supplémentaire des 310 millions € pour les aider à couvrir les frais d’essence (ce que Bruxelles n’a pas accepté pour le moment). Le problème est donc dur à résoudre, même en injectant des aides le pétrole continuera à augmenter. L’avenir de cette profession est donc en danger.
Les seules solutions possibles sont :
Je ne vois malheureusement aucune autre issue, l’Etat ne dispose pas de fonds infinis car, je le rappelle, il est déjà en déficit de 44 milliards d’euros par an…

Pour en revenir à la hausse du pétrole, l’Etat l’atténue déjà. En effet, comparons l’augmentation du prix du pétrole avec celui de l’essence à la pompe (entre mars 2007 et mars 2008):

Pétrole 72 %
Sans plomb 11 %
Gasoil 21 %


Il y a quand même une nette différence… Cela est du à 2 phénomènes :
  1. La chute du $ par rapport à l’€, celle-ci compense 30 % de la hausse (ouf ! ? )
  2. Mais aussi la baisse relative de la TIPP
… La TIPP ??

La Taxe Intérieure de consommation sur les Produits Pétroliers (TIPP) est la principale taxe perçue en France sur certains produits pétroliers. C’est la fameuse taxe sur les carburants.
Or cette taxe est indexée sur le volume et non sur le prix du baril, elle n'a donc pas de raison d'augmenter vu que la demande stagne, le pourcentage par rapport au prix diminue même !
Par contre la TVA est elle indexée sur le prix, et les discussions porte sur elle (20% avec une montée comme ça, ça se sent ...)

Voilà un des avantages d’un euro fort que l’on critique trop souvent, et un petit éclaircissement sur la situation actuelle content

Les USA envahits par l'Europe - 20/05/2008

L'instabilité actuelle de l'économie américaine entraîne une invasion des capitaux Européens sur les entreprises américaine.
Cette tendance prend de plus en plus d'ampleur : en effet, en 2007 les étrangers ont investis 414 milliards de $ dans le rachat de sociétés américaines, contre 220 en 2006, soit une croissance de 90%, ces capitaux proviennent essentiellement d'Europe et du Canada.
Cette situation est, en grande partie, due à la faiblesse du Dollars par rapport à l'euro (1€ = 1,2 $ en 2002 contre 1,6 $ aujourd'hui).

Malheureusement, ce n'est pas la seule raison. L'environnement est également plus profitable pour plusieurs raisons :

Ce phénomène va-t-il s'intensifier par la suite ? difficile à dire car, je le rappelle, il dépend essentiellement du cours du dollar.
Mais il doit être surveillé de près, car les gouvernements pourront difficilement l'attenuer.