La faim dans le monde est un problème qui ne date pas d'hier et qui dépasse les frontières (admirez la rime
).
Il y a 50 ans, on pensait que le progrès permettrait de résoudre ce problème, cela n'a pas été le cas c'est pourquoi je vais aborder ce thème.
Bon fini la poésie, passons à l'économie (c'était la dernière je vous jure ^^)
Le problème de la faim est « le premier qu'un économiste digne de se nom doit essayer de résoudre » (selon Michel Musolino, professeur d'économie)
Allez avant de s'installer dans ce chapitre, on va faire l'état des lieux 
La production annuelle de l'agriculture augmente environ de 2% par an, dans le même temps la population mondiale augmente d'environ 1.6% par an, cela veut dire que la situation ne s'aggrave pas, mais qu'elle s'améliore très lentement, et de façon très différentes selon les endroits du globe.
De plus, vous comprenez bien que le fait que les français soit de plus en plus obèses explique une hausse de la production mais ne peut pas être considéré comme une amélioration ... Il faut donc faire attention à la signification de ces chiffres.
En réalité, le problème de la faim est d'avantage un problème de répartition que de richesse globale.
Actuellement, 855 millions de personnes souffrent de sous-alimentation chronique.
Si l'on suit la tendance actuelle, la population mondiale atteindra 9 milliards en 2050.
Le problème est donc simple : comment arriver à produire suffisamment pour nourrir tout le monde ? Et comment s'assurer que la répartition soit juste ?
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La deuxième solution consiste à augmenter les rendements, c'est à dire produire plus avec la même surface.
Ce rendement est très différent selon les endroits du globe :
un quintal = 100 kg
un ha (hectare) = 100 m * 100 m = 10 000 m²
L'avance de l'Asie par rapport à l'Afrique est due simplement à :
Bon on a qu'à développer tout ça en Afrique et le tour est joué, non ?
Ce n'est pas si simple que ça, le développement de l'agriculture s'est faite dans une contexte environnemental différent : à l'époque on regardait surtout la production sans se soucier vraiment des conséquences sur l'environnement.
Par exemple : l'utilisation de l'eau doit être surveillée.
Mais aussi celle des intrants : ceux-ci ont énormément augmentés car leur cours suit celui du pétrole.
De plus, les contraintes climatiques sont plus importantes (augmentation de la sécheresse, climat déréglé), si bien que certains experts se tournent vers les OGM.
Cependant les OGM posent beaucoup de problèmes environnementaux, mais aussi économiques ... Ceux ci sont contrôlés par une poignée de multinationales plus soucieuses d'aider les gros producteurs de pays développés à lutter contre les insectes plutôt que d'aider les petits paysans d'Afrique à lutter contre la sècheresse ...
Malgré tout, il faut retenir cette solution, car des plantes résistantes à la secheresses changerait la donne !
Certaines techniques permettent d'accroitre la productivité en utilisant les forces naturelles :
Selon la FAO, on pourrait augmenter de 56 % la production agricole dans les pays les plus pauvres grâces à ces techniques !! En voilà une bonne nouvelle 
Mais que peuvent faire les pays comme la France ??
Très bonne question 
La méthode qui nous vient tout de suite à l'esprit : « produisons plus avec nos gros rendements et envoyons tous nos surplus en Afrique »
Un beau geste de solidarité ... qui à eu de mauvaises conséquences.
En réalité, cette pratique arrangeait les pays du nord car ils vidaient leur excédents en Afrique.
De grosses subventions ont été faites pour faciliter la vente.
La conséquence : les producteurs locaux n'ont pas pu résister à la concurrence de l'agriculture mécanisée d'Europe, l'agriculture locale n'a donc pas été développée.
Or, si vous regardez le développement de 95 % des pays, il se compose de 3 étapes :
Ne pas développer l'agriculture revient à sauter une étape dans le processus normal, pour bien que vous compreniez, on va se mettre dans 2 cas différents.
Imaginons un pays A comme Africain : celui-ci importe de la nourriture d'un pays E comme Européen.
Le pays Européen possède une agriculture bien développée (mécanisation, irrigation, engrais ...)
1) Cas où l'on reçoit directement de la nourriture
On reçoit de la nourriture très bon marché, l'État considère que c'est une chance car cela aidera les plus pauvres à manger.
Les producteurs locaux de A arrêtent leur activité, sans vraiment trouver un travail de remplacement.
Les fruits achetés ne rapporte pas au pays A mais au pays E.
L'aide a beau être constante, la situation n'évolue pas. Le pays est aidé mais il n'y a aucune croissance.
2) Cas où l'aide est utilisée pour l'aide au développement des producteurs locaux
On aide financièrement les producteurs locaux, qui améliorent leur production, donc qui embauchent plus.
La productivité augmente de plus en plus car les paysans deviennent plus compétant (le métier rentre !) et on utilise de plus en plus de machines.
Le développement des machines ouvre la voie à l'industrialisation (étape 2), qui créera encore d'autres emplois, le pays se développera.
Il y a un cas meilleur que l'autre, on est d'accord 
Pour vous convaincre, les études de la Banque mondiale montrent que la croissance du PIB agricole est 4 fois plus efficace (dans les pays pauvres) que dans d'autres secteurs.
C'est à dire qu'un développement de l'agriculture est 4 fois plus efficace qu'un développement de l'industrie !!
Il ne faut pas pointer du doigts, les pays riches, car l'aide au développement a triplé en 20 ans.
Cependant la part de l'agriculture a diminuée (de 3.4 à 2.5 milliards de $)
On peut donc penser qu'une meilleure répartition de cette aide serait bénéfique.
Peut-être qu'il faut aussi fermer un peu les frontières, pour que ces pays soit forcés de se tourner vers leur propre agriculture, car c'est vraiment le début du développement.